UN PEU D'HISTOIRE...

"Il est une île appelée Crète, baignée par les flots couleur de vin"  (Homère, L'Odyssée)

  Le Bassin Méditerranéen
Le Bassin Méditerranéen

 

La longue et légendaire histoire de la Crète a conféré une atmosphère de mystère à l’île. La Crète si mystérieuse et merveilleuse, est la plus grande île de la Grèce et représente une des frontières symboliques entre l’Occident et l’Orient, marquant la frontière entre l'Europe et l'Afrique.

Située à équidistance de l'Europe, de l'Asie mineure et de l'Afrique, elle occupe une position géographique qui lui confère une riche histoire. Sa position stratégique lui vaut d'avoir été le terrain de nombreux conflits entre peuples en vue du contrôle de la Méditerranée.

Dotée d'une beauté sauvage, la Crète offre des paysages très variés. De très hautes montagnes s'élèvent en son centre. Des hauts plateaux aboutissent à des plaines fertiles. Entre mer et montagne, oliviers, vignes, vergers, orangeraies, cultures maraîchères s'étagent à perte de vue... Partout sur les chemins de Crète se dégage le parfum des plantes aromatiques utilisées depuis l'antiquité.


 

Dans cette île à la terre fertile et aux montagnes altières, s’est épanouie l’une des civilisations les plus importantes de l’humanité : la civilisation minoenne (2800 – 1150 av. J.C.). Par étapes successives, on voit s’ériger des palais-cités tels que les célèbres Knossos, Phaestos, Malia.

Peintres et potiers montrent les limites que peut atteindre le raffinement en art. Leurs fresques nous font pénétrer dans l’âme de ce peuple, pacifique, joyeux mais également puissant. Elles nous font connaître la mer et ses richesses.

A l’époque où les envahisseurs déferlent sur Grèce continentale, la Crète riche en bétail et judicieusement cultivée, prospère dans la paix. La somptueuse civilisation minoenne prend son essor et entretient des relations commerciales avec le Proche Orient, l’Égypte, l’Italie, la Grèce et les autres îles grecques en diffusant ses produits de luxe : ivoire, poteries et bijoux d’or fin.

 

En 1700 av. J.C. les palais sont brusquement détruits. Tremblement de terre ?   Guerre civile ?  Plusieurs thèses existent, mais nul ne sait réellement.

Mais la civilisation minoenne ne disparaît pas pour autant. La vie ne s’arrête pas...


La navigation, le commerce et le contact avec d’autres peuples (Phéniciens, Syriens, Égyptiens) ouvrent de nouveaux horizons. La civilisation minoenne reconstruit de nouveaux palais à l’emplacement de ceux qui ont été détruits, apportant des innovations architecturales, telles que les puits à lumière qui permettent de faire pénétrer le soleil jusqu’aux étages les plus bas, les canalisations…


Vers 1450 av. J.C. une nouvelle catastrophe, l’explosion du volcan de Santorin, interrompt l’épanouissement de la civilisation minoenne. Affaiblie, la Crète devient alors la proie d’envahisseurs.  Avec l’arrivée dans l’île des Achéens et des Doriens, géants blonds venus du nord-ouest des Balkans, des villes nouvelles voient le jour, telles que Gortyne. Le seul document important datant de cette époque antérieure à l’occupation romaine est un Code de lois gravé sur une tablette de pierre retrouvée à Gortyne (les lois de Gortyne).

 

A partir de 59 ap. J.C., le christianisme se répand dans l’île avec l’arrivée de Saint Paul. Son disciple Saint Tite devient le premier évêque de Gortyne. Les pavements en mosaïque de ses basiliques et ses innombrables églises témoignent de la richesse de la Crète à l’époque byzantine.

Les Romains viennent en Crète vers 67 av. J.C. sous prétexte d’arbitrer les interminables luttes intestines. Ils s’installent en tant que gouverneurs de l’île jusqu’en 395 ap. J.C. Les Romains font de Gortyne devenue Gortys, leur capitale. Ils construisent des routes, édifient des temples, des villas et des aqueducs.

 

Nombreux sont ceux qui convoitent la Crète. Ainsi, la Crète tombe aux mains des Arabes (824 – 951 ap. J.C.) qui y resteront un siècle et demi.Les Arabes détruisent systématiquement les églises.

 

La Crète devient également la base arrière de pirates pillant le pourtour des terres byzantines. Elle se transforme en l’un des plus grands marchés d’esclaves de la Méditerranée. C’est alors qu’est construite Khandak, qui s’appellera plus tard Candie, puis Héraklion. Les Byzantins tentent de reprendre l’île de Crète à cinq reprises, mais toutes les tentatives se soldent par un échec. Ce n'est qu'en 961 que, le général Nicéphore Phocas réussit enfin, après un siège de dix mois, à soumettre les envahisseurs et à éliminer la présence arabe de l’île.

 


En 1204 à la suite de la quatrième croisade, la Crète passe sous la domination des Vénitiens et le reste pendant quatre siècles. Les anciennes forteresses (Héraklion) sont consolidées et de nouvelles sont érigées (Spinalonga, Frangkokastelo, Iérapétra, Paléohora). Des villes sont reconstruites (La Canée, Réthymon) et entourées de fortifications indispensables à leur protection. A l’intérieur des remparts, les cités avec leurs lacis de ruelles étroites et leurs petits îlots de maisons, se développent et s’embellissent de places, de fontaines, d’églises et de palais, dont on peut voir aujourd’hui les vestiges.

 

Les Turcs attaquent la Crète en 1644, qui restera assiégée pendant vingt et un ans avant de capituler en 1669. Pendant la domination turque, la Crète traverse une période de stagnation, tant économique que culturelle. Après des siècles de prospérité sous les Vénitiens, elle sombre dans une sorte de Moyen Age.

 

En 1830, la Grèce est libérée du joug ottoman grâce à la Triple Alliance de la Russie, l’Angleterre et la France. Mais ce n’est qu’en 1840 que la Crète est également libérée. L’indépendance recherchée par les Crétois n’est jamais octroyée. C’est seulement après l’intervention des puissances européennes que l’île obtient dans un premier temps son autonomie, en 1898, puis est rattachée en 1913 à ce qu’est encore à cette époque le royaume de Grèce. La Crète connait enfin quelques années de paix et de prospérité croissante.

 

Mais en 1941, l’avance rapide des forces allemandes en Grèce oblige les Alliés à se replier en Crète. Au cours d’une bataille de 10 jours, les soldats alliés appuient les Crétois.  Durant l’occupation qui s’ensuivit, les Crétois soutiennent un combat de guérilla parvenant à survivre dans les plus dures conditions. En 1945, la Crète largement bombardée est en ruine. Elle échappe à la guerre civile qui ravage le continent.

 


 

 

 

 

Peu à peu, la Crète redevient la « grande île »

 

au passé historique captivant,

 

un site de vacances idéal, à l’hospitalité merveilleuse,

 

que jamais vous ne pourrez oublier...